Bonjour mes chères fées,

Aujourd’hui est un jour un peu particulier car c’est mon anniversaire. 🙂 Je tenais absolument à publier mon conte du mois ce jour-là. 🙂

Et ce que je désirais au moment où j’ai écrit ce conte, c’était qu’il reflète ce jour particulier, cet événement de mon anniversaire. 🙂 Mais aussi, je voulais qu’il soit un message pour nous tous, un message pour ce qu’il y a à mettre en lumière en ce mois de février 2018. Et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue. Le message est étonnamment en lien avec les prises de consciences que j’ai actuellement et que nous avons tous en ce moment à priori quand je discute avec d’autres personnes. C’est quelque chose que nous avons besoin d’ancrer pour pouvoir poursuivre notre chemin sereinement. 😉

Je vous laisse le découvrir et je vous retrouve après pour développer un peu mon ressenti sur le message de ce conte… 😉

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 » C’est alors que la petite fée qui venait de naître avait commencé par émerveiller tout un chacun qui venait lui rendre visite dans son berceau. C’était une petite fée magnifique et qui portait une lumière un peu différente des autres fées de la vallée. Tous les bébés fées d’ailleurs avaient quelque chose de spécial et apportaient une énergie de renouveau. Il était convenu de rassembler tous ces petits au baptême qui aurait lieu le mois suivant. En attendant, la petite fée dormait paisiblement dans son berceau et faisait d’incroyables rêves. Oui car cette petite fée avait déjà vécu avant. Il ne faut pas croire qu’elles naissent pour la première fois. Elles ont déjà été des fées avant et cet état de fait leur confère toujours plus de sagesse à chaque « renaissance ».

Ainsi donc dans ses rêves, la petite fée voyait tout ce qu’elle avait déjà vécu et tout ce qu’elle aurait à vivre. Sa tâche dans le monde actuel serait de l’émerveiller d’une manière toute différente de ce qui se passait actuellement. Le monde tel qu’il était en train de se transformer avait besoin d’amour et de joie. Il était fini le temps où la misère et la guerre régnait en maître. Même si cela allait encore durer un certain temps, c’est la joie et l’amour qui devrait animer les cœurs car pour oublier les peines et libérer les chaînes, il fallait venir poser un baume sur ces plaies du cœur que chacun ressentait.

Ce matin-là, la petite fée dormait paisiblement lorsqu’un intrus pénétra dans sa chambre. Personne ne la surveillait et c’est tout ému que le « visiteur » entrât dans sa chambre. Il n’avait pas l’intention de lui faire du mal mais l’heure était grave, il devait faire quelque chose et c’est la mort dans l’âme qu’il prit le bébé. Délicatement, il la souleva de son berceau et il la mit sur son dos, dans une sorte d’écharpe prévue à cet effet. Que voulait-il faire ? Quel était son but ? Il était sûr qu’il allait provoquer un coup d’éclat. Les fées de la vallée ne s’en remettraient peut-être pas mais il fallait le faire, c’était le seul moyen pour lui de sauver sa famille de la disparition.

Qui était ce mystérieux visiteur ? Il s’agissait d’un jeune elfe des bois qui avait entendu parler de la naissance d’une petite fée au destin magique. Loin de lui l’idée de la priver de son destin, mais là, il avait besoin d’elle et même si elle n’était qu’un bébé, c’est de désespoir qu’il l’enleva ce soir-là.

Quand le forfait fut découvert, ce fût d’abord un silence de mort puis de l’effroi. Qui avait bien pu faire une chose pareille et dans quel but ? Les gardiens avaient sûrement dû sortir de la pièce un court instant et maintenant ils étaient interrogés par le roi et la reine des fées. Pourquoi ne s’étaient-ils pas relayés ?! Que c’était-il passé pour qu’ils ne voient pas cet intrus ? Pour qu’ils ne soient pas là au moment où il aurait fallu qu’ils le soient ? Ce que personne ne savait c’est que les deux gardes étaient bien dans la pièce mais que l’elfe leur avait jeté un sort d’endormissement. Qu’auraient-ils pu faire ? Rien. C’était le destin se disaient toutes les fées de la vallée. Le roi et la reine étaient effondrés et les fées avaient comme perdu l’espoir. Le monde était déjà bien dur tel qu’il était et quand enfin des êtres prometteurs qui viendraient changer leur vie leur était donné, on leur reprenait. Les fées n’avaient plus foi en rien et ce fut un moment très difficile à vivre. Bien entendu, il ne fut plus question de baptême collectif. Chacun choisissant de rester chez eux et de protéger leur précieuse progéniture.

Le jeune elfe lui, partit bien vite ce jour-là pour ne pas être rattrapé et c’est après deux jours de voyage qu’il arriva chez lui. Ses parents furent horrifiés de le voir arriver avec la petite fée. Qu’avait-il fait là ! Et pourquoi ?

« Mon fils, mais enfin, te tends-tu compte que tu nous mets devant une bien délicate situation ? Nous ne pourrons pas garder cela caché bien longtemps, le sais-tu ? Ça serait la guerre avec les fées. Et il est hors de question que cela se produise ! »

Le jeune elfe en avait bien conscience mais il répondit :

« Papa ne t’inquiète pas, si tout se passe comme prévu, je te promets de la ramener. »

« J’y compte bien. Mais que comptes-tu faire d’un bébé fée ? As-tu perdu la tête ? »

« Non papa. J’ai bien réfléchi à la situation et c’est la seule solution pour nous sauver tous. »

« Nous sauver tous ? Mais que crois-tu que cette petite fée pourra faire pour nous sauver ? »

« Et bien, on dit qu’elle est magique. J’ai foi en ses pouvoirs. »

« Mais voyons mon fils, ce n’est qu’un bébé, quel pouvoir pourrait-elle bien avoir ? »

« Je ne sais pas papa. J’ai paniqué ! »

Le père et le fils étaient là à regarder ce bébé qui dormait toujours paisiblement.

« Qu’allons-nous faire ? » pensait le père. Il avait beau être le roi des elfes des bois, comment allait-il se sortir de cette situation ?

« Papa, il nous reste combien de temps ? »

« Pas très longtemps mon fils, pas très longtemps. Il a dit qu’il reviendrait bientôt… cela peut être demain comme dans plusieurs semaines… nous ne pourrons pas garder ce bébé éternellement tu le sais ? »

« Oui papa ! Mais j’ai la conviction que cette petite fée est la clé. Je ne peux l’expliquer mais j’en suis persuadé au fond de moi. »

« Mon fils, tu es aussi quelqu’un d’exceptionnel et même si tu n’en as pas assez conscience, je crois que tu peux vraiment avoir foi en toi… en ce don que tu as depuis tout petit mais que tu refuses d’accepter. »

« Mais de quoi parles-tu papa ? »

« De ce pouvoir immense qui est enfoui au fond de toi et que tu ne veux pas utiliser… »

Le jeune elfe des bois s’arrêta d’un coup, tétanisé. Son père avait raison. Il avait tellement peur de regarder au fond de lui et d’accepter sa véritable nature qu’il en avait été réduit à voler un bébé, un petit bébé qui même s’il était dit qu’il était exceptionnel, ne pourrait rien faire pour eux.

« Tu as raison papa. J’ai toujours refusé cela. Tellement que je l’avais oublié. Je vais assumer mes actes et je vais aller rendre la petite fée à sa famille ».

« Je suis fier de toi mon fils. Je viens avec toi. Peut-être les fées comprendront-elles ton acte inconsidéré. »

Les deux elfes partirent sur le champ en direction de la vallée des fées. Lumière devait être faite sur cette histoire car le roi des elfes avait dans l’idée que ce « rapt » avait mis le feu chez les fées, avait lancé un vent de panique qui pouvait délester tout un peuple de sa force pour quelques temps. Ils voyagèrent toute la nuit et arrivèrent au petit matin. C’était parfait ainsi. Personne à part les souverains des fées et quelques gardes seraient au courant.

« Nous voulons voir le roi et la reine des fées, c’est urgent. » dit le roi des elfes au garde qui se tenait à l’entrée.

« Pour quel motif ? » demanda le garde qui était posté devant l’entrée du château.

« C’est personnel et de la plus haute importance. Veuillez aller les prévenir je vous prie. »

Le garde qui était impressionné par la prestance de ce grand elfe s’exécuta et revint avec l’accord de les laisser passer.

Quand ils arrivèrent dans la salle du trône, il ne dévoila pas tout de suite le pourquoi de sa venue et il tenta d’abord de présenter la situation pour que le roi et la reine comprennent ensuite le pourquoi de l’acte inconsidéré de son fils. Ils avaient l’air éteint, sans lumière, sans âme. Cela mettait mal à l’aise ce grand elfe qui ne put s’empêcher de dire :

« Je viens vous rendre votre fille. »

A ces mots, le regard du roi et de la reine des fées s’illumina. Ils se moquaient presque de savoir ce qui avait bien pu se passer, le pourquoi de l’enlèvement de leur fille. L’espoir soudain renaissait et cela, le grand elfe le vit dans leurs yeux aussi, il ne tarda pas à demander à son fils de remettre le bébé dans les bras de sa mère. Cette petite fée était toujours endormie mais quelque chose avait changé… tout son être brillait, comme si elle était animée d’une nouvelle lumière, d’une nouvelle compréhension de la vie, comme si son pouvoir guérisseur avait été activé par cette aventure. Se pouvait-il qu’elle soit rentré en contact avec le jeune elfe ?

La maman pris son bébé dans ses bras et c’est avec une joie immense qu’elle remercia le roi des elfes et son fils. Ce dernier prit la parole.

« Je voudrais m’excuser… j’ai agi sur un acte inconsidéré. Je pensais que notre peuple était perdu et j’ai pensé que votre petite fille magique pourrait nous sauver mais j’ai compris que ce n’était pas de son ressort mais du mien. Et voyez-vous, je crois qu’elle m’a malgré tout sauvé. Oui, sauvé car grâce à elle, je me suis rappelé que moi aussi j’avais un pouvoir, celui de croire en moi et en qui je suis. »

Et il se tourna vers son père. « Papa, notre peuple est sauvé. Je sais comment faire pour nous en sortir. Il n’y a rien à faire que d’être nous-même papa. Cela je l’ai compris au contact de ce petit bébé qui n’a rien fait d’autre que d’être elle-même… » et en disant cela, son père voyait que lui aussi s’illuminait petit à petit jusqu’à rayonner une puissante lumière. Papa, le mal qui rongeait notre peuple était que les jeunes ne comprenaient pas bien qui ils étaient et quel devait être leur rôle dans ce monde à la dérive… mais je sais maintenant qu’il est possible de raviver cette flamme. Car nous avons un grand rôle à jouer nous aussi et je vais me faire l’ambassadeur de cette belle lumière qui anime les elfes. Papa, nous allons renaître… notre peuple ne sera plus jamais en déclin, je te le promets. »

Le roi des elfes en avait les larmes aux yeux d’écouter son fils lui livrer son espoir… Il remercia le roi et la reine des fées, s’excusa encore et après avoir échangé une promesse d’alliance avec le peuple des fées, repartit aux côtés de son fils pour une nouvelle vie.

Le roi et la reine ravis, rassérénés par le retour de leur petite fée décidèrent de fixer une autre date pour le baptême de leur petite fille et des autres petites fées nouvelles-nées de la vallée. L’avenir était prometteur ils le sentaient. Si un peuple qui se mourrait avait pu sentir ce vent de renouveau et d’espoir en leur cœur, eux aussi le pouvaient. Et c’est, animés par cette nouvelle perspective qu’ils se lovèrent l’un contre l’autre, leur bébé contre leur cœur en signe de révérence envers la vie.   »

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Ce conte vient à un moment particulier pour moi. Je ne sais pas vous mais cela me fait vraiment penser à ce que je vis ces derniers temps, à ce que je comprends. Ce que je comprends c’est qu’il n’y a aucun autre moyen pour être vraiment heureux dans la vie que d’être Soi. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés dans ma vie à prendre un masque, à faire comme les autres car cela me dérangeait profondément. Cela ne m’a pas toujours valu de bons moments puisque je me mettais à l’écart des jeunes de mon âge, mais il m’était moins douloureux d’être seule que de ne pas être moi… ce que je comprends seulement maintenant à l’aube de mes 40 ans… j’en ai 42 aujourd’hui, c’est que tout ce temps je n’étais pas totalement moi non plus car en évitant de mettre un masque pour être aimée, je n’assumais pas totalement non plus qui j’étais.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je ressens vraiment un vent de changement en ce début d’année 2018. 🙂 Quand je discute avec des ami(e)s entrepreneur(e)s, je vois que tous entreprennent un retour à quelque chose de plus authentique et qui leur ressemble. C’est comme un cri profond de notre cœur.

Et ce que ce conte vient nous dire c’est de ne pas nier notre véritable nature, c’est d’oser la faire sortir, la laisser s’exprimer car nous sommes de toute façon en échec à ne pas être nous-même ! Alors nous cherchons à l’extérieur des ressources que nous avons en nous-même, nous allons chercher de l’aide ailleurs sans voir que la seule personne qui pourra nous sauver c’est nous… Le monde ne changera pas sans que chacun ne se change lui-même. Le monde n’est jamais que la somme de tous nos petits mondes et vouloir agir à l’extérieur est vain. N’oubliez pas, l’extérieur est le reflet de l’intérieur… Cela veut dire que ce que vous voyez de désagréable est à l’image de ce que vous refusez de voir en vous-même. Accepter d’être vous-même avec vos qualités et vos défauts, vous amènera l’aide dont vous avez besoin. Mais vouloir désespérément que quelqu’un résolve nos problèmes ne nous fera pas nous aimer plus pour autant. Ces problèmes sont d’ailleurs là pour nous montrer qu’on ne s’aime pas assez…

Ce que je ressens à la relecture de ce conte c’est qu’en acceptant d’aller voir à l’intérieur de lui, le jeune elfe a ouvert en lui le champ de nouvelles possibilités, de solutions qu’il ne voyait pas tant qu’il attendait que l’aide vienne de l’extérieur… Ce que je ressens c’est que nous sommes notre propre guérisseur. Bien sûr, nous pouvons cheminer avec d’autres personnes et recevoir le miroir qu’elles sont pour nous comme une aide, mais cela doit d’abord être une démarche qui vient de l’intérieur.

Ce que ce jeune elfe a compris, c’est qu’il avait tout en lui et que si chacun comprenait cela, le changement pourrait avoir lieu à la fois dans nos vies respectives et au niveau du collectif. 😉 La petite fée n’est qu’un révélateur de ce qui est déjà là, purement et simplement Il est allé chercher quelque chose à l’extérieur de lui qu’il avait déjà en lui… ça me fait un peu penser à notre course à la vie spirituelle ou au bonheur parfois… tout est déjà là. Nous n’avons pas à être plus spirituels que nous le sommes déjà… car c’est notre véritable nature… Pourquoi chercher à être ce que nous sommes déjà ! En fuyant notre nature humaine, nous refusons d’une certaine façon l’incarnation dans laquelle nous nous sommes engagés. Et pourtant, c’est bien en vivant cette vie de matière à fond que nous pourrons « être » qui nous sommes, expérimenter ce que nous sommes venus expérimenter. Nous ne sommes pas des êtres de matière aspirant à une vie spirituelle mais des êtres spirituels faisant une expérience de la matière. Alors jouons le jeu et soyons nous-même en totalité. Tout est déjà là !

Osons mettre en lumière ce que nous maintenions cachés car c’est là que se situe notre plus grand trésor… 

Nadège – La Fée Raconte

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