Hello les fées,

Voici le deuxième mini-conte « guérisseur » que j’ai écrit pour mon enfant intérieur. Vous pouvez retrouver le premier ici.

Je ne sais pas vous mais ces derniers temps, j’ai eu l’impression d’avoir été malmenée énergétiquement. Comme si de vieilles blessures remontaient pour être libérées et du coup j’ai été moins active sur mon blog car j’avais besoin de ralentir le rythme pour faire le point sur mes besoins, écouter ces parties de moi qui demandaient à être reconnues. 😉 Ce conte s’adresse donc à ces dernières.

Comme à chaque fois, je me laisse inspirer par la partie de moi qui « sait » ce qu’il convient de transmettre et comme pour le premier mini-conte, vous retrouverez un audio à la fin du conte. Le voici donc :

 

 

Quand à l’aube du levant un petit garçon s’approcha du rivage, un petit poisson s’approcha de lui et lui dit :

« Que t’arrives-t-il mon petit ? »

Le petit garçon perdu dans ses pensées ne comprit pas tout de suite que c’était un poisson qui lui parlait. Il regarda autour de lui puis enfin plongea son regard au ras de l’eau où il vit le poisson qui le regardait.

« Je dois rêver ce n’est pas possible ! » se dit-il à voix haute.

« Non, pourquoi rêverais-tu ? »

« Mais enfin, tu es un poisson ! Les poissons ne parlent pas ! »

« Ah oui ? Qui a dit ça ? »

« Ben, les grands ! »

« Et tu les crois ? »

« Ben euh… »

« Tu doutes ? »

« Je ne sais plus quoi penser maintenant. Un poisson me parle. Comment ne pas douter… ou alors je suis fou ! »

« Fou ? Non, tu ne l’es pas. Lucide sur la vérité des choses, oui tu l’es. Innocent comme un enfant qui découvre la vie avec ses propres yeux aussi. Vois comme tu as encore le regard neuf et bien que tu doutes, tu as encore la capacité de me voir, de m’entendre et surtout de juger par toi-même de ce qu’il te convient de croire ou non ! Penses-tu qu’une grande personne me verrais ou m’entendrais ? Bien sûr que non ! Cela irait totalement à l’encontre de ses croyances, de sa vision de la vie étriquée qu’elle s’est construite et qu’elle a verrouillée à l’orée de son enfance… Oui c’est triste, je sais mais n’oublie jamais ceci. »

Le petit garçon s’était assis au bord de l’eau et écoutait maintenant sagement le poisson.

« Alors voilà, tu es une grande personne. Oh pas dans le sens où tu l’entends mais tu es toi aussi une grande personne. Autant que ces adultes dont tu fais référence tout le temps. « Les grands » comme tu m’as dit tout à l’heure. Ces grands ont leur propre vision de la vie qu’ils se sont construits à l’aulne de leurs expériences et au fil de leur vie. Et ils ont aussi bu les paroles de leurs propres parents et adultes qu’ils ont rencontrés. Les grands ont perdu le lien avec ce qui était essentiel, la confiance en Soi. Par là, j’entends la confiance en sa propre guidance, en sa propre valeur et en ses propres ressentis.

Même si une grande proportion des choses sont universelles, tout ce que vous voyez n’a pas forcément vocation à être jugé, classé, mis dans des boîtes. Elles attendent là que vous vous en serviez pour expérimenter la vie. C’est ainsi que vont naître les points de vue fixes, ceux qui vont vous enfermer pour toujours dans une vie morne et limitée. Est-ce ce que tu veux pour toi mon cher ami ? Ou veux-tu au contraire « vivre, « apprendre », « explorer » et t’émerveiller à tout jamais ? Là est un précieux trésor mon cher petit garçon. N’oublie jamais ce petit garçon que tu es car c’est lui qui t’enseignera le plus de choses sur ton chemin de vie. C’est lui qui est perdu… blessé… façonné par les grands et leurs croyances et c’est lui qui en souffre dans son cœur. C’est aussi par lui que tout peut changer et qu’ils peuvent guérir. C’est en renouant avec cet enfant qu’ils ont été, petit garçon ou petite fille qu’ils se souviendront de qui ils sont vraiment.

Oh ! ils ne sont pas « vraiment » des enfants mais c’est de leur enfant intérieur retrouvé qu’ils retrouveront à nouveau l’émerveillement et l’envie de voir la vie avec des yeux d’enfants. C’est à dire avec des yeux innocents qui découvrent la vie et qui n’a pas d’à priori sur ce qui est possible ou impossible. Ils retrouveront simplement leur innocence et leur pleine conscience que dans la vie tout est possible puisqu’à travers leur imagination ils créent déjà tout un monde…

Quel monde veux-tu créer mon petit ? Quel monde veux-tu te créer ? Car là est la question en fait ! »

« Euh… je dois te répondre ? »

« Si tu le peux oui. »

« J’aimerais vivre dans un monde où tout est possible. Ça me fait envie ce que tu me dis. Comme le monde de mes jeux et de mes rêves. Oui c’est ça. J’aimerais que le monde dans lequel je vis ressemble à mes rêves et mes espoirs. »

« N’est-ce pas déjà ce que tu vis ? »

« Oui et non. Cela disparaît ».

« Avec quoi ? »

« Avec tout ce que me disent les grands et je les crois car ce sont eux les grands et ils savent les choses mieux que les petits non ? »

« Ça c’est ce que tout le monde croit mais et toi que veux-tu croire ? »

« Je veux croire que c’est possible… »

« Alors met tout en oeuvre pour que cela soit le cas. N’oublie pas cela mon petit. Tu es ta plus grande source de vérité qui soit. Ne crois jamais personne à moins de l’avoir vérifié par toi-même. Tu es ta plus grande source qui soit ainsi donc ne te laisse jamais déstabiliser par les jugements des autres. Qui sont-ils pour en savoir plus que toi ? Adultes ou pas adultes ! Ils ont eux-mêmes été des enfants blessés qui ont oublié leurs rêves ! Comment peut-on donner crédit à ce qu’ils pensent ! Sur quoi leur opinion est-elle basée à ton avis ? »

« … »

« C’est ça, sur rien ! Seulement sur leurs souffrances et croyances qu’ils ont adoptées en abandonnant leurs rêves. Et tout ça de génération en génération. Alors écoute-moi bien petit garçon. Crois en toi et en tes rêves. Crois en toi et tu surmonteras tous les obstacles. Car il n’y a qu’une seule et unique Vérité ! La Tienne… »

Le poisson salua gentiment et humblement le petit garçon et disparut. Jamais plus il ne le revit mais en son cœur et même une fois devenu adulte, le petit garçon crut en lui et en ses rêves. Et c’est grâce à cela qu’il vécut heureux et réalisa un grand nombre de ses aspirations.

Qu’attendez-vous pour faire de même ?

Bonne route à vous ! Il n’est jamais trop tard pour changer sa façon de voir les choses et la vie. Il n’y a que maintenant, ne l’oubliez pas…

Et n’oubliez pas non plus « je ne vous ai envoyé que des anges… » (cf. « la petite âme et le soleil » de Neale Donald Walsh).

Nadège – La Fée Raconte

Le poisson et l'enfant

par Nadège - La Fée Raconte

© Ce texte est la propriété de Nadège Gastaud et est protégé par le droit d’auteur. En conséquence, merci de ne pas copier, reproduire ou redistribuer son contenu sans mon autorisation et sans y mentionner mon nom.

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